Si vous lisez cet article, c’est que vous vous demandez comment devenir avocat.
Ce métier fait rêver de nombreuses personnes attirées par le droit, la justice et l’envie de défendre les autres. Le métier d’avocat consiste à conseiller, défendre et représenter ses clients devant les tribunaux. On peut exercer dans différents domaines, comme la famille, le travail, les affaires ou encore le droit pénal.
Mais devenir avocat n’est pas facile. Il faut faire de longues études, réussir des examens difficiles et bien connaître le droit. Il est aussi important d’être sérieux, à l’écoute et capable de bien argumenter.
Dans cet article, nous allons vous expliquer étape par étape comment devenir avocat en France. Études, diplômes, concours, formations et débouchés : voici tout ce qu’il faut savoir pour accéder à cette profession passionnante mais exigeante.

Comment devenir avocat : études à suivre
Pour devenir avocat, il est indispensable de suivre des études de droit.
Le parcours scolaire se déroule en plusieurs étapes, afin d’acquérir petit à petit toutes les connaissances juridiques nécessaires pour exercer ce métier qui demande beaucoup de compétences.
La licence de droit
Après le baccalauréat, la première étape pour devenir avocat est d’obtenir une licence de droit, qui dure trois ans.
Pour cela, il faut donc s’inscrire en faculté de droit.
Pendant ces années, l’étudiant apprend les bases du droit : le droit civil, le droit pénal, le droit administratif, le droit constitutionnel, etc…
Ces cours lui permettent de comprendre comment fonctionnent les lois et les principes fondamentaux du système judiciaire en France.
Il existe également l’EAD (enseignement à distance), licence accélérée en droit, permettant de suivre un cursus aménagé de L1 et de L2 en une seule année (L1/L2).
Le niveau atteint en fin d'année correspond donc à une L2.
La licence est une étape essentielle avant de pouvoir se spécialiser davantage et poursuivre le cursus.
Le master en droit
Après la licence, il faut continuer avec un master de droit (Master 1, puis Master 2).
À ce stade, l’étudiant peut choisir une spécialité selon le domaine dans lequel il veut travailler, comme le droit des affaires, le droit du travail, le droit pénal ou le droit public.
Le master permet d’approfondir ses connaissances et de se préparer aux épreuves du concours pour devenir avocat.
Les qualités à développer pendant les études
Étudier le droit ne consiste pas seulement à apprendre des lois par cœur.
Il est aussi important de développer certaines qualités, comme :
- La rigueur et l’organisation, pour gérer toutes les connaissances à retenir ;
- La capacité d’analyse et de synthèse, pour comprendre des affaires juridiques compliquées ;
- Le sens de l’argumentation et de la communication, pour bien défendre ses clients devant un tribunal (une bonne éloquence est également indispensable).
Ces qualités sont essentielles non seulement pendant les études, mais aussi tout au long de la carrière d’avocat.

La dernière “grosse” étape avant de devenir avocat
Après les études universitaires en droit, l’accès à la profession d’avocat passe par une étape décisive : la réussite au concours d’entrée à l’école d’avocats, appelé CRFPA.
Ce concours constitue le principal filtre du parcours et marque la transition entre les études théoriques et la formation professionnelle proprement dite.
Le CRFPA, le concours d’accès à l’école d’avocats
Le CRFPA (Centre Régional de Formation Professionnelle des Avocats) est le concours essentiel pour entrer à dans une école d’avocats (une EDA).
Il est accessible à partir du niveau Master 1 (M1) en droit. Dans la pratique, la majorité des candidats s’y présentent après cinq années d’études (en fin de M2 ou lors d’une année dédiée à la préparation), ce qui correspond souvent à une “sixième année” de parcours universitaire.
Le CRFPA est un concours réputé difficile et sélectif, avec un taux de réussite généralement compris entre 25 % et 35 % selon les centres d’examen.
Pour le préparer, les étudiants s’inscrivent soit dans un Institut d’Études Judiciaires (IEJ) rattaché à une université, soit pour ceux qui ont en les moyens dans une prépa CRFPA privée, très fréquente en pratique, afin de renforcer leur entraînement.
Les épreuves portent notamment sur une matière de spécialité (droit civil, pénal, affaires, etc.), une épreuve de procédure, une note de synthèse et un grand oral de culture juridique.
La réussite au CRFPA est obligatoire pour intégrer une école d’avocats et suivre ensuite la formation professionnelle menant au Certificat d’Aptitude à la Profession d’Avocat (CAPA).
L’école d’avocats (EDA)
Une fois le concours du CRFPA réussi, l’étudiant intègre une école d’avocats (EDA) pour suivre la formation professionnelle obligatoire.
Cette formation dure 18 mois et se compose de trois grandes phases : une période de formation théorique et pratique à l’école, un projet pédagogique individuel (PPI) réalisé dans une structure juridique ou institutionnelle et un stage final en cabinet d’avocats.
Il y a 11 écoles en France couvrant tout le territoire :
- EFB – Paris et région parisienne
- HEDAC – Versailles
- EDARA – Lyon / Rhône-Alpes
- ERAGE – Strasbourg / Grand Est
- EDA Aliénor – Bordeaux
- EDASOP / EFA Toulouse – Sud-Ouest
- EDAGO – Grand Ouest (Rennes, Nantes)
- EDACS – Montpellier / Clermont-Ferrand
- ECOA – Poitiers / Centre-Ouest
- EDASE – Marseille / Sud-Est
- IXAD – Lille / Nord
Pendant cette période, il fait des stages en cabinet et auprès d’un autre pôle juridique, suit des cours pratiques et s'entraîne à plaider.
Pendant cette formation, les élèves-avocats alternent cours pratiques, stages et mises en situation professionnelle. Ils apprennent à plaider, à rédiger des actes juridiques, à gérer un dossier de A à Z et à appréhender concrètement le fonctionnement d’un cabinet.
Cette période vise à transformer un étudiant en droit en professionnel opérationnel, capable non seulement de maîtriser le droit, mais aussi de gérer la réalité quotidienne de la profession.
Le CAPA, le certificat d’aptitude à la profession d’avocat
À l’issue de la formation en école d’avocats, les élèves-avocats doivent passer le CAPA (Certificat d’Aptitude à la Profession d’Avocat).
Cet examen final valide l’ensemble des compétences acquises pendant la formation professionnelle.
Une fois le CAPA obtenu, le futur avocat prête serment devant la Cour d’appel, puis s’inscrit à un barreau. Il peut alors exercer la profession, soit en tant que collaborateur dans un cabinet, soit en s’installant à son compte.
Dans l'écrasante majorité des cas, le néo-avocat commence toujours en tant que collaborateur pour se forger une première expérience, apprendre d’un avocat “mentor” et obtenir ses premiers clients.

Les spécialisations et domaines d’exercice de l’avocat
Après avoir obtenu leur diplôme et été prêts à exercer, les avocats peuvent choisir de se spécialiser dans un domaine particulier du droit.
Se spécialiser leur permet d’acquérir une expertise pointue et d’attirer des clients qui ont besoin de conseils ou d’assistance dans ce domaine précis.
La spécialisation n’a pas la même valeur que celle choisie lors du master 2, ici il s’agit d’une demande de certificat de spécialisation.
Un avocat peut obtenir et faire usage de deux mentions de spécialisation au maximum parmi la liste des 28 mentions publiée par le garde des Sceaux le 28 décembre 2011.
Les mentions de spécialisation offrent des avantages indéniables aux avocats titulaires tant en termes d’image que de crédibilité vis-à-vis de leur clientèle.
Le droit pénal
Le droit pénal traite des infractions et des crimes.
Un avocat en droit pénal peut défendre des personnes accusées d’avoir commis une infraction ou représenter des victimes.
Il intervient devant les tribunaux et doit connaître parfaitement les lois et les procédures pénales, tout en étant capable de plaider avec conviction.
C’est un domaine très exigeant, souvent intense, mais très passionnant pour ceux qui aiment la justice et le contact humain.
Le droit civil et le droit de la famille
Le droit civil concerne les relations entre particuliers, comme les contrats, les successions ou la responsabilité civile.
Le droit de la famille, lui, s’occupe des questions liées au divorce, à la garde des enfants, aux pensions alimentaires ou aux adoptions.
Devenir avocat spécialisé dans ce domaine signifie maîtriser la loi tout en étant à l’écoute des personnes, car il s’agit souvent de situations personnelles délicates.
Le droit des affaires et le droit du travail
Le droit des affaires concerne tout ce qui touche aux entreprises, comme les contrats commerciaux, la création de sociétés, ou les fusions et acquisitions.
Le droit du travail, quant à lui, traite des relations entre employeurs et employés, comme les licenciements, les contrats de travail ou les conflits collectifs.
Ces domaines demandent une bonne connaissance des règles économiques et sociales, et sont très appréciés par les cabinets d’avocats et les entreprises elles-mêmes.

Devenir avocat : débouchés et évolution de carrière une fois diplômé
Une fois qu’il a prêté serment et choisi sa spécialité, l’avocat peut explorer différents chemins pour sa carrière.
Il peut travailler en tant qu’indépendant, rejoindre un cabinet d’avocats, ou encore occuper des postes dans des entreprises ou des institutions.
Selon ses envies, il peut aussi se spécialiser davantage ou évoluer vers des rôles de direction ou de conseil.
Le métier d’avocat offre ainsi de nombreuses possibilités pour construire sa carrière selon ses ambitions.
Les débouchés pour un avocat
Un avocat peut travailler dans un cabinet privé, soit seul, soit avec d’autres avocats, ou rejoindre des entreprises et des administrations en tant qu’avocat conseil ou juriste.
Certains choisissent aussi d’être indépendants, ce qui leur donne plus de liberté, mais ils doivent aussi savoir gérer leur propre activité et attirer des clients pour s’occuper des dossiers cabinet mais aussi de dossiers personnels, ce qui permet de développer son chiffre d’affaires.
Il y a donc plusieurs options, en fonction de la spécialité choisie et du type de clients qu’ils souhaitent servir.
Il y a également la possibilité de s’inscrire en tant qu’avocat pour les permanences (pour gérer les situations de garde à vue), ce qui ajoute une rémunération supplémentaire mensuelle.
La rétrocession d’un avocat
Lorsqu’un avocat débute en tant que collaborateur libéral, sa rémunération prend la forme d’une rétrocession d’honoraires, et non d’un salaire.
Pour connaître le salaire réel d’un avocat, nous avons écrit un article à ce sujet que vous pouvez retrouver ici.
Cette rétrocession varie selon plusieurs facteurs : l’expérience de l’avocat, sa spécialité juridique, le barreau de rattachement et le type de cabinet.
À titre d’exemple, un jeune collaborateur à Paris bénéficie en général d’une rétrocession plus élevée qu’en province.
En début de carrière, la rétrocession mensuelle se situe souvent entre 2 000 et 3 000 euros bruts, selon les barèmes minimaux fixés par les barreaux.
Par exemple, le barreau de Paris publie chaque année un barème indicatif de rétrocession minimale en fonction de l’ancienneté du collaborateur.
Il est toutefois essentiel de comprendre que cette somme ne correspond pas à un revenu net. Le collaborateur libéral doit en effet déduire de sa rétrocession :
- les cotisations sociales auprès de l’URSSAF,
- les cotisations ordinales,
- les cotisations de retraite,
- ainsi que l’ensemble de ses charges professionnelles.
Les cotisations obligatoires applicables aux avocats non salariés sont détaillées sur le site de la CNBF (Caisse nationale des barreaux français).
En pratique, le revenu réellement disponible est donc sensiblement inférieur au montant affiché.
Certains avocats font le choix du salariat, mais la majorité des jeunes avocats exercent sous le statut de collaborateur libéral, qui reste la forme la plus répandue en début de carrière.
Avec l’expérience, la constitution d’une clientèle personnelle et une spécialisation porteuse, les revenus peuvent augmenter, mais ils restent très variables d’un avocat à l’autre, en fonction du volume d’affaires, du positionnement et de la structure d’exercice.
L’évolution de carrière
La carrière d’un avocat peut évoluer de plusieurs façons : il peut choisir de se spécialiser dans un domaine précis pour devenir un expert reconnu, ou décider d’ouvrir son propre cabinet ou bien de s’associer avec d’autres avocats au sein d’un cabinet existant.
Enfin, il est aussi possible pour un avocat d’enseigner en choisissant de poursuivre sur un doctorat en droit.
En France, nous pouvons compter environ 77000 avocats exerçant sur l’intégralité du territoire.
Malgré cela, chacun peut réussir à se faire sa place, que ce soit en tant que collaborateur ou bien qu’avocat indépendant pour son propre cabinet.
Il y a de plus en plus d’habitants de manière générale sur le territoire et nombreux d’entre eux se lancent dans des procédures plus ou moins nécessaires.
Il existe également des situations qui nécessitent obligatoirement un avocat (divorce, litige de plus de 10000€, procédure devant le tribunal de commerce pour les entreprises, …).
Il y a donc du travail pour tout avocat formé qui souhaite se lancer.

Comment devenir avocat en France : à retenir
Devenir avocat est un parcours exigeant, mais aussi passionnant pour ceux qui veulent défendre les autres et travailler dans le domaine du droit.
Il faut d’abord faire de longues études de droit, réussir le concours pour entrer à l’école d’avocats (CRFPA), puis obtenir le CAPA pour pouvoir exercer.
Après cela, choisir une spécialisation permet de devenir un expert dans un domaine précis et de construire une carrière qui correspond à ses ambitions.
Les débouchés sont nombreux : on peut travailler dans des cabinets privés ou bien des grandes entreprises au service juridique.
Les possibilités d’évolution sont aussi très variées. On peut démarrer sa carrière en tant que jeune collaborateur, puis collaborateur sénior, puis se diriger vers un poste d’associé ou bien ouvrir son propre cabinet.
Ce métier demande de la rigueur, de l’écoute, une bonne capacité à argumenter et beaucoup de persévérance.
Mais il offre aussi la satisfaction de faire un travail utile et valorisant.
Pour tous ceux qui rêvent de justice et de droit, devenir avocat est une aventure difficile, mais remplie de défis et d’opportunités.
Devenir avocat en France : FAQ
Pourquoi choisir le métier d’avocat ?
Choisir le métier d’avocat permet de défendre les droits des personnes, d’exercer une profession intellectuellement exigeante et de bénéficier de nombreuses opportunités de spécialisation, d’évolution de carrière et d’indépendance.
études de droit.
Comment devenir avocat en France ?
Pour devenir avocat en France, il faut obtenir une licence et un master en droit, réussir le concours du CRFPA, suivre la formation en école d’avocats, valider le CAPA et prêter serment devant la cour d’appel.
Quelles études faut-il faire pour devenir avocat ?
Pour devenir avocat, il faut suivre des études de droit à l’université comprenant une licence de droit, puis un master en droit, avant de réussir le concours du CRFPA, d’intégrer une école d’avocats et d’obtenir le CAPA.
Quel bac choisir pour devenir avocat ?
Pour devenir avocat, aucun bac n’est légalement obligatoire, mais le bac général avec des spécialités comme HGGSP, SES ou Humanités est fortement recommandé pour réussir les études de droit et le parcours menant à la profession d’avocat.
Comment être avocat d’affaires ?
Pour être avocat d’affaires, il est recommandé de suivre un master en droit des affaires ou en droit des sociétés, de réussir le CRFPA et de débuter sa carrière dans un cabinet spécialisé dans le conseil aux entreprises.
Comment devenir avocat international ?
Afin de devenir avocat international, Il est nécessaire de suivre un cursus en droit international ou en droit des affaires internationales, de maîtriser l’anglais juridique et, selon le pays d’exercice, d’obtenir une reconnaissance de diplôme ou de réussir un examen du barreau local.
Quels sites consulter pour choisir une école d’avocats reconnue ?
Pour choisir une école d’avocats reconnue, il est conseillé de consulter le site du Conseil National des Barreaux, les sites officiels des écoles d’avocats et les plateformes universitaires spécialisées en droit.
Peut-on devenir avocat sans le bac ?
Dans certaines situations exceptionnelles, il est possible de devenir avocat sans le bac grâce à des dispositifs alternatifs comme la capacité en droit ou la validation des acquis de l’expérience (VAE), qui permettent d’accéder aux études de droit et, à terme, au parcours menant à la profession d’avocat.
